Quand la 2e vague frappe… et que l’anxiété s’en mêle! | Saskia Thuot

Quand la 2e vague frappe… et que l’anxiété s’en mêle!

Quand la 2e vague frappe… et que l’anxiété s’en mêle!

Depuis mars, nous avons fait face à l’adaptation à notre nouvelle routine de vie, l’isolement et le confinement, la gestion du télétravail et des enfants à la maison, la perte d’emploi ou de revenus pour certains, mais surtout, un grand sentiment de perte de contrôle sur notre environnement. Même si la « situation » est temporaire, notre santé mentale risque d’en prendre un coup. L’anxiété a d’ailleurs augmenté depuis plusieurs années et, assurément, depuis le début de la pandémie. Un sondage de la firme Léger pour Radio Canada nous apprend qu’au Québec, 47 % des personnes se disent anxieuses. C’est beaucoup… En 1990, selon le même sondage, 38 % de la population québécoise disaient ressentir de l’anxiété. D’après une autre étude, cette fois de l’Université de Sherbrooke, on apprend que 37 % des jeunes adultes de 18 à 24 ans répondent à des critères d’anxiété ou de dépression majeure. L’enquête a été menée du 4 au 14 septembre dernier dans sept régions du Québec. Les chiffres ne mentent pas, nous sommes anxieux. Si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il m’arrive à moi aussi de me sentir anxieuse, avec ce noeud à la gorge ou la boule au ventre qui me ralentissent… 

La nouvelle rassurante est que nous ne sommes pas seuls dans la situation et que de précieux outils et trucs existent pour nous aider. Nous avons parlé d’anxiété avec la psychologue Dre Stéphanie Léonard et voici ce qui ressort de notre discussion.

L’anxiété est psychologique et crée chez la personne anxieuse des inquiétudes, des doutes, des obsessions, un état de panique et un sentiment de pertes de contrôle. L’anxiété peut aussi se ressentir physiquement. On peut observer des palpitations cardiaques, des tremblements, de la transpiration, des nausées, insomnie, etc.

Le piège de l’anxiété peut faire en sorte que celle-ci nuit à notre fonctionnement et à notre bien-être quotidien. Cet état est le signe que l’on a peut-être un trouble d’anxiété ou du moins, qu’on se dirige vers celui-ci. C’est alors important d’aller chercher de l’aide. Et bonne nouvelle, il y en a et rien n’est irréversible!

Il faut savoir que notre cerveau est programmé à prévoir ce qu’il va arriver et s’y préparer et quand on ne peut pas le faire, la situation crée cette incertitude qui apportera avec elle l’anxiété. Comme nous ne sommes pas tous faits pareils, certaines personnes tolèrent plus cette incertitude que d’autres. Pour les autres qui sont plus fragiles, ceci peut les emmener à se créer des scénarios et les repasser en boucle sans arrêt. C’est épuisant et anxiogène non? 

Ce qu’on peut faire lorsqu’on sent que nos pensées négatives prennent le dessus et notre anxiété monte ;
prendre du recul et identifier ce qui nous inquiète et ce qui est un réel problème dans notre vie et qui peut se régler. Lorsqu’on a identifié ce qui est un réel problème, on aborde celui-ci de la même façon qu’à l’habitude, soit en trouvant des stratégies pour résoudre le problème. Ce qui en général arrivera.

S’il s’agit d’un problème sur lequel nous n’avons pas de contrôle, par exemple la Covid 19, le gros défi est de travailler à mieux tolérer cette incertitude et cette situation sur laquelle nous n’avons pas de pouvoir. 

Pour faire une image forte, l’anxiété peut être vue comme une boule de nouilles froides de spaghetti qui sont prises ensemble les unes avec les autres. Si on tente de tirer sur une de ces nouilles, celle-ci se cassera assurément. Cependant, si on met cette même boule de nouilles dans l’eau chaude, qu’on peut voir ici comme un moment d’introspection et d’analyse de notre situation, les nouilles se détacheront les unes des autres, comme nos problèmes et situations anxieuses. On pourra donc mieux les identifier et réaliser ce qui est plus important et ensuite aller de l’avant en étant dans le moment présent et dans l’action.

Il faut aussi, clé importante mentionnée par Dre Stéphanie Léonard, développer de la compassion envers soi. C’est OK de s’en faire et cela ne fait pas de vous une mauvaise personne! Il est aussi important de mettre en place des activités agréables ou des moments de pauses qui vont générer un sentiment positif et nous faire oublier pour quelques instants le stress que l’on vit.

Si toutefois la situation est trop souffrante et difficile pour vous et sentez que vous n’êtes pas en mesure de surmonter cette anxiété, n’hésitez pas à aller chercher de l’aide. Par exemple, le site de l’Ordre des psychologues du Québec (www.ordrepsy.qc.ca) ou le site esante.ca pour vous aider à trouver une ressource en santé mentale près de chez vous.

Commençons par le début et vous verrez, l’anxiété sera plus facile à gérer. Rappelez-vous aussi que nous n’êtes pas seul dans ce bateau et que tout peut se régler ou du moins… s’apprivoiser. 

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FACEBOOK : Stéphanie Léonard (Dre Stéphanie Léonard)
Illustration : Bach Illustrations FACEBOOK : Bach Illistrations
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